• Bertold Brecht.

    C’était par un beau jour du bleu septembre,  silencieux, sous un jeune prunier, entre mes bras comme un rêve tendre, je la tenais, la calme et pâle aimée.

    Par dessus nous, dans le beau ciel d’été, il y avait tout là-haut un nuage, toute blancheur, longuement je le vis, et, quand je le cherchai, il avait fui.
    Depuis ce jour, beaucoup, beaucoup de mois, avec tranquillité s’en sont allés. On a sans doute abattu les pruniers

     

    Et si tu viens à me dire : » Et l’aimée? » Je répondrai: » Je ne me souviens pas ».

    Bien sûr, je sais ce que tu as pensé, Mais son visage, il n’est plus rien pour moi, Ce que je sais, c’est que je l’embrassai.

     » Et ce baiser serait en quel oubli, Si n’avait pas été là ce nuage! Je me souviens et souviendrai de lui Toujours, de lui très blanc qui descendait.


    Les pruniers peut-être ont encor fleuri Et la femme en est au septième enfant, Mais ce nuage, lui, n’eut qu’un instant Et, quand je le cherchai, mourait au vent.

    « laid de lune.Mara Zalite. »
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