• Champagne.

    Trois paysages ( et trois terroirs) multiplient et unissent ce nom prestigieux: la côte des blancs, la vallée de la Marne, la Montagne de Reims. Etirées sur fils de fer ( avec de rares carrés sur échalas) les vignes campent à flanc de coteau, le pinot noir et fin, le pinot blanc de Chardonnay. Un champagne rouge: le Bouzy.
    Sait-on qu'un moment donné le stock entreposé dans les caves de Champagne atteignait 180 millions de bouteilles? C'est dire que toutes les grandes dates étaient représentées celles du passé: 1893,1906,1911,1920,1921,1926 aujourd'hui introuvables. Mais 1928 fut la plus grande année du siècle, 1929 et 1933 fort valables, 1934 remarquable, 1937 donna un vin distingué, 1941 et 1942 des vins bouquetés.
    Il faut compter cinq années de vieillissement en cave pour juger des mérites d'une récolte. Un bon champagne se boit sec, très frais ( mais non glacé) dans un verre dit ballon ( les coupes plates et les flûtes hautes sont périmées et c'est justice).
    Dom Pérignon.
    Lorsque Dom Pérignon devient cellérier de l'abbaye bénédictine de Hautvillers en 1956, il est confronté au problème de la mousse qui se forme naturellement dans les bouteilles de ce vin tranquille qu'est alors le Champagne. A vrai dire, le Champagne qu'on boit jeune comme tous les vins de l'époque, est presque un vin  effervescent par nature. La fermentation malolactique, aussi appelée seconde fermentation, s'arrête aux premiers frimas et reprend avec les chaleur du printemps. Ce handicap, Dom Pérignon veut le transformer en avantage. il ajoute une quantité de sucre bien dosée au vin pour le faire mousser. Il parvient aussi à transferer la fermentation secondaire du tonneau à des bouteilles qui explosent souvent sous la pression du gaz.
    Avant les travaux de dom Pérignon, ce phénomène a déjà été observé par les Anglais, qui stockent le vin de Champagne dans des bouteilles de verre renforcé qu'ils savent fabriquer grâce à la cuisson du verre au charbon.
    C'est pourquoi certains auteurs attribuent l'invention du Champagne aux machands d'Outre-Manche qui rendent le vin pétillant en y ajoutant de  la mélasse.
    L Le Cellèrier de l'abbaye a bien d'autres talents. A mesure que sa vue baisse, son sens du goût s'affine. Il sait mélanger des vins provenant de divers cépages et de diveres régions de Champagne. Il les fait rivaliser avec les meilleurs crus français. De ce fait, il est le père du coupage, technique à laquelle tout bon champagnisateur a toujours recours. Il utilise, en outre, le bouchon de liège, plus efficace pour éviter le contact avec l'air que la cheville de bois ou le bouchon de chanvre utilisé jusqu'alors.
    La première maison de Champagne est créée en 1779 par Nicolas Ruinard, ami de Dom Pérignon. Ce vin peut enfin partir à la conquête du monde. Il est incroyable quand-même que ce soit en voulant supprimer l'effervescence du vin que ce moine invente la méthode champenoise! non!
    Claude Chapuis.

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 10 Juillet 2013 à 12:51

    hou sacre bel article ma vevette bonne journee gros bisous

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