• Le facteur sonna à la porte...

    Le facteur sonna à la porte. Elle l'ouvrit, il sourcilla.
    _Ne faites pas attention dit 'elle, y a de la haine un peu partout, je suis en train de ramasser ce qui reste de mes dessous.
    _Ah! Euh, Madame Vlank, un pli en recommander vous le prenez?


    _Hummm! De qui ce pli?
    De l’Étude de Fouilkard.
    Elle rugit de colère, tempêta, pesta, pris à part le pauvre facteur , qui ouvrait grand ses mirettes. Complètement abasourdi par la scène qui se déroulait devant lui.


    _Regardez! Regardez ça, ça vous dit quoi à vous Monsieur Creuq?
    _Ben Madame, c'est pas ce qu'il vous faut pour sûr!
    _Comme je suis d'accord avec vous M.Creuq si vous saviez, regardez ça! Mais entrez donc M. Creuq et regardez!


    Elle postillonna, lui tendit une photo... le rouge aux joues, fébrile, tremblante des pieds à la tête.  L'interrieur ressemblait à un champ de mine. Le canapé était sens-dessus, dessous, percé ici et là, les coussins éventrés, de la bourre blanche partout sur le sol.

    Le beau tapis berbère avait subi le même sort. Une odeur nauséabonde emplit ses narines, des chaussures de marque jonchées le sol en piteux états. Du linge, des dessous féminins étaient déchirés, mâchouillés, gluants d'une drôle de matière.

    Échevelée, les nerfs à vifs la jeune femme semblait sur le point de pleurer. Il regarda effaré la photo qu'elle lui tendait. Un homme de belle prestance, un mètre quatre vingt environ, soixante quinze kilos au bas mot tenait dans ses bras un magnifique Chiwawa à long poils.

    Il regarda le monstre avachi sur les restes du canapé et sentit monter en lui une irrépressible envie de rire. La pauvre jeune femme lui reprit la photo des mains et implorante, elle lui demanda :" s'il vous plaît pouvez-vous m'aider à attacher Tornade afin que je l'emmène au chenil? Il détruit tout dans la maison, je n'en peux plus s'il vous plaît!


    _Bien sûr Madame , signez-vous ce pli?
    _Oh oui bien sûr! j'attends cela depuis cinq jours,il était temps! Bon maintenant le harnais, la laisse, mes chaussures oh non Tornade qu'as -tu encore fais à mes chaussures? elles sont foutues... ras le bol Tornade, j'en ai assez à la niche! Grognant, elle attache le jeune chien devant le regard interdit du pauvre facteur.


    Il se rendit compte que tout compte fait, elle n'avait aucunement besoin de lui. Elle le remercia pour son aide, elle s'avança tout en tirant sur la laisse et en appelant le jeune chien. Allez Tornade viens! Allez viens donc, tu vas être bien! Tornade dû trouver l'idée de sa maîtresse fort inintéressante car, d'un bond il partit si vite qu'elle se retrouva à terre.


    Tirer par la force du jeune Saint-Bernard tous fou.Un mètre soixante cinq pour cinquante kilos toute mouillée. Le vol plané ne loupa pas, le facteur ne résista pas, le fou rire le prit...Il ne put se retenir, éclata d'un rre tonitruant alors que la pauvre femme hurlait des imprécations fort peu distingués à l'encontre de son mari.


    Voyant que le chien revenait au galop vers le salon, le facteur toujours riant aux larmes, barra le passage au jeune fougueux. Il stoppa des quatre pattes et la chose suivante, fut inévitable. Madame Vlank fut à son tour freiné par le derrière du fier animal.

    Son hurlement fit jappé le pauvre jeunot, il se retourna et d'une belle langue bien baveuse, il s'empressa de lui laver le visage et tout ce qu'il pouvait. Ecoeurée , humiliée, à bout de nerf, elle hurla encore.

    Le rire du facteur fut la goutte de trop, elle balança d'un geste rageur la laisse en plein visage de celui-ci puis, se redressa furibarde mais devant l'hilarité de l'homme...elle perdit pieds.


    A son tour, elle explosa de rire, le chien se coucha, mâchouilla sa laisse avec entrain.
    _Pardon Madame Vlank mais, avouée que votre mari à l'air d'un sot avec ce tout petit animal dans les bras non?
    _Oh que oui et moi, je suis la dinde que le gros balourd veut boulotté.Merci M. Creuq votre rire m'a remis en place ...j'en avais bien besoin croyez- moi, mon mari va me le payer, son humiliation sera au-dessus de la mienne.

    Ah le bougre d'âne, un Chiwawa pour un grand échalas, sa photo va faire le tour du monde via inter-net...Nos amis vont trouver cela désopilant, grand merci à vous M. Creuq.
    _De rien Mm. Vlank, de rien tout le plaisir fut pour moi.
    Elle lui tendit la main qu'il serra doucement oubliant que la bave du chien était encore toute fraîche.


    Ce jour là , le pauvre facteur eut tellement mal aux zygomatiques et au ventre qu'il dût interrompre sa journée... Un confrère était chez lui présentant des calendriers à sa femme et celle-ci toute fier lui montra son choix...


    Elle qui avait toujours du mal à choisir, ce jour là, son choix fit beaucoup de mal à son mari. Il se tint le ventre, pleurant, riant, gémissant, se tordant.
    _Pourquoi ris-tu ainsi Frank? Demanda sa femme. Il lui montra le calendrier. Elle dit:" Quoi! Tu n'aimes pas les Saint-Bernard?" Il se roula par terre sous les yeux effarés de Sandrine et de son collègue.

    Au bout d'un long moment, très long moment de calvaire...Il réussis enfin à expliquer la situation de Madame Vlank, il n'aurai pas dû.
    Les deux autres visualisèrent la scène et éclatèrent de rire à leur tour...pauvre facteur et pauvre Mm Vlank.


    Il y a des jours comme ça! Cette petite histoire l'accompagna longtemps, ce genre là, ça marque un homme...il est vrai que l'image me plaît bien à moi aussi!y.l.
    Sur une idée de Pascal Perrat.
    931 mots 24 avril 20.

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