• Luis Cernuda

    Un espagnol parle de sa terre.

     

    Les plages et les landes
    Dormant au soleil blond,
    Les tertres et les plaines,
    Paisibles, seuls, lointains;

    Les châteaux, les chapelles,
    Les fermes, les couvents,
    La vie avec l’histoire
    Au souvenir si douces,

    Tout cela, les vainqueurs
    _ Ces éternels Caïns-
    Me l’ont arraché, oui.
    Ils me laissent l’exil.

    Dans mon corps une main
    Divine souleva
    Ta terre, et la voix fit
    S’exprimer ton silence.


    J’étais seul avec toi
    Et ne croyais qu’en toi;
    Ton seul nom maintenant
    Empoisonne mes rêves

     

    Comment vit une rose
    Si on l’arrache au sol?
    Les jours de la vie sont
    Amers à qui, à force

    De souvenirs, ne vit
    Qu’une très longue attente
    . Un jour, quand tu seras
    Libre de leur mensonge,
    Tu me chercheras.

    Mais Que pourrait dire un mort?
    ( 1902-1963).

    « Les Colchiques.René Philombe. »
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