• Ne me quitte pas...

    Quand son père meurt brutalement d'une crise cardiaque, le jeune Gérard Jouannest se trouve du jour au lendemain soutien de famille.
    Il n'est plus question de poursuivre sur la voix ouverte par son premier prix de piano au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.
    Il ne sera pas professeur de conservatoire ni concertiste abonné au circuit des grands concours internationaux classique.
    En quelques jours, il découvre le monde des cabarets parisiens ou l'on enchaîne deux ou trois tours de chant dans la soirée:
    après avoir joué un moment dans un orchestre tsigane, son premier boulot consiste pendant un an à accompagner un groupe vocal, Les Trois Menestrels.
    Puis un jeune chanteur croisé aux Trois Baudets, Jacques Brel, lui propose de partir avec lui en tournée.
    Très vite, Brel profite des balances, l'après-midi avant les concerts, pour lui faire écouter des débuts de chansons.
    Il a ainsi un mouvement de valse mexicaine sur un motif de cinq notes ( mi-mi-fa-mi-mi) qu'il n'arrive pas à développer.
    Jouannest le joue et le rejoue, et finit par en trouver très naturellement la suite. Les cinq notes répétées ( avec quelques variantes),
    c'est " Ne me quitte pas/
    il faut oublier/
    tout peut s'oublier/
    qui s'enfuit déjà"...
    Et la mélodie sur laquelle enchaîne naturellement le pianiste, c'est celle de
    " Moi je t'offrirai/
    Des perles de pluies/
    Venues de pays/
    Ou il ne pleut pas".
    Ne me quitte pas est essayé pendant l'été 1959, quelque part en province, puis enregistré le 11 septembre et créé officiellement en public le 5 novembre à Bobino.
    Cela sera le premier tube de Jacques Brel, car Gérard Jouannest ne signe pas " ne me quitte pas", puisqu'il n'est pas inscrit à la Sacem.
    Le pianiste ne touchera donc rien des énormes droits d'auteur à venir sur la chanson qu'il a composée avec Brel.
    Mais le chanteur lui offrira un piano.
    Et, quelque temps plus tard, il lui demandera " une mélodie à la Kurt Weill". Ce sera...On oublis rien, la première chanson que Jouannest dépose à la Sacem.
    Il y en aura cinq autres pour Brel.
    « La vie antérieure...Lettre d'Amour. »
    Yahoo!

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :