• Que suis-je pour toi?

    Que suis-je pour toi?

    Arthur, Arthur! La voix grondante qui m’appelle n'augure rien de bon. J'en suis la cause mais j'avais des circonstances atténuantes...Les prendrait-il en compte? J'en doutais, il n'était pas du genre à passer à côtés de fautes graves ou non. Alors là, c'était à coup sûr une faute hyper grave.


    Je me tourne vers le son des pas qui arrivent au triple galop, le faire courir lui! Presque deux mètres pour  cent trente cinq kilos de muscles...c'est comme de voir un taureau fou sortir de l'enclos ou des tas de gens l'ont hués, frappé, poursuivi de leurs cris dément, il fondit sur moi tel le mastodonte qu'il est.


    _ Ou est Lysie?
    _Ah euh! Elle est là-bas dans ce drôle d'endroit qui ne ressemble à rien si ce n'est, à un hangar ou des tas de motards et d'autres personnes d'un genre douteux, n'arrête pas de s'engouffrés.Elle m'a dit, qu'elle sentait l'endroit. Que c'était là qu'il fallait aller, moi, j'ai répondu que tu nous as envoyé au "Sun May"...ça, c'est genre lounge pas clair.


    J'allais la suivre quand deux mecs un peu bourrés m'ont pris à parti en riant comme des cons. J'ai pas compris un broc de ce qu'ils me disaient puis ma copine et  son amie me sont tomber dessus à bouche que veux-tu et l'autre qui me palpait les fesses sans vergogne, j'ai repoussé ma copine et reluquer froidement l'autre qui, me lança un regard gourmand en se passant la langue sur ses lèvres beurkk.


    Ma copine voulait encore des baisers mais je l'ai repoussé en lui expliquant que j'étais en service. Alors, elle a pris le coude de son amie puis me lançant un drôle de regard, elle lui a murmuré " Allez viens on a fait ce qu'on a pu pour le freiner, viens avec moi...on va bien rire"

    J'ai pas percuté sur le moment. Ne voyant plus Lysie, j'allais la rejoindre quand j'ai entendu ta douce voix.


    -C'est pas possible, t'en rate pas une toi hein! T'es là depuis quand mon vieux hein!
    Oups répétition de Hein de la part du géant c'est pas bon ça sent le roussi pour pépère.
    _Ma faute à moi si Lysie n'écoute rien? M'a faute si cette fille n'a pas une onse de peur? Non, pas de ma faute. Quant-elle décide quelque chose, elle fonce et tans pis pour les autres.


    Le géant va me passer un énorme savon. En clair, j'en ai ma claque de cette gonzesse, dix mois qu'elle a embaucher chez nous, huit mois qu'elle me fait grave chier . Elle ne s'entend  avec personne, sa rage met tous le monde en danger. Certes elle a de bonnes connaissances dans ce monde tordu, mais faut pas pousser.


    Le regard froid du géant me glace
    _Ecoute Alban elle devait m'attendre, elle devait venir avec moi, on devait discuter de la façon d'approcher notre cible. Cette fille, c'est un électron libre. Elle se fout des autres, il n'y a que sa petite personne qui compte, elle ne pense qu'à sa vengeance. A ton avis pourquoi personne ne veut d'elle? C'est pareil pour moi, j'en veux pas comme coéquipière...



    Elle va me faire tuer sans un remord alors tu vois là...Je m'en tape de ta petite recrue. Vas-y toi dans ce lounge, tu as la carrure pour,pas moi. J'ai trente ans mon vieux. J'ai encore envie de vivre. Si tu veux me jarter, te bile pas, je trouverais un autre boulot moins chiant avec un zéro en plus sur ma fiche de paie.


    Lui!


    _Okay Arthur, Okay j'te jette pas la pierre, c'est pas ma gonzesse, ça aussi je te comprends l'erreur est facile vue comment je la couve. Allez "vieux"! (Il a bien accentuer sur ce mot "vieux") Tu entre le premier, tu fais ton cirque, j'arrive derrière toi et je vous couvre. On doit la sortir de là et après je lui foutrai une sacrée mandale pour son manque de jugeote, ça roule?

    _Ouais on y va mais pour moi c'est la der de der, j'en veux plus. Pas normale cette meuf. Je grogne,mais, j’exécute les ordres. Le bouge est plein à craquer ça pue les mâles mal lavés. ça claque les verres, ça rugit. Je la voie attabler au bar, elle sirote une boisson bizarre en clignant des yeux sous le regard fourbe du barman qui, lance des œillades à un gros bras qui attend devant un grand escalier.


    Je m'approche en faisant le mec bourré, de loin j’aperçois ma copine lovée dans les bras d'un musclor qui lui titille l'oreille puis le cou. Elle gémit je l'entends de loin pour dire...la classe. Une main m'accroche, un sourire à voir le soleil plus pâle que d'habitude me fiche la peur de ma vie, sans blague! Le mec est hyper canon. Il me reluque de bas en haut vitesse grand V.



    Il m'indique la chaise libre, je fais non de la tête et dans un phrasé plus que débile, je lui dis:" m'en vais lui faire voir moi, pas le temps pour un truc avec toi même si j'en bave d'envie". Il rit et son rire étire mes tripes, merde, c'est pas le moment pour ça là! D'une façon majestueuse enfin pour moi, je contourne le beau mec. Je m'approche de ma proie, mets la main sur son épaule...une loque, elle glisse le long du bar. Je la rattrape  beuglant un " Géant, arrive vite".


    Le barman me reluque puis me dit pince sans rire _
    " Géant arrive vite? C'est quoi ta boisson? J'connais pas. Indiques les ingrédients ça va faire fureur.
    _Ah pour ça mon pote, ça va faire fureur attends ça viens.
    La gonzesse m'écrase les bourses je remonte un peu la nana.


    Le gros balèze de l'escalier s'amène.
    _Besoin d'un coup de main petit?
    _J't'ai pas sonné mec alors lâche la grappe, ma copine tien pas l'alcool la p'tite conne. Je vais lui faire perdre sa manie de me tenir tête. Son oncle arrive et c'est encore moi qui vais trinqué...merde. Mo, beau mâle arrive vers moi et Géant aussi je respire, trop de mecs gros bras pour moi, ça craint des masses.Quoi? Oui je suis Bi et alors? Je crache sur rien c'est pas mon style et les mecs le sentent.



     Bon là c'est vraiment pas le moment. Beau mec se fait littéralement bousculé et jeter à terre par Alban furax de voir sa petite dans cet état, une loque humaine. Elle respire mais à peine. Quelle daube a t'elle respiré, bu? Trop lourde pour moi. Mes bourses protestent, mon teint doit le faire voir car Alban la saisit vite fait sans rien dire l'oeil étincelant de haine, fixait sur le barman qui n'en mène pas large.


    Une petite bagarre!




    Balèze s'imagine plus fort que prévu et empoigne un Alban sur les nerfs. Les poings lui démangent, relax Alban, tu vas pouvoir te défouler, sans blague, je vois balèze qui marmonne quelque chose et bang, bing, bing, vlan,paf le pif du balèze se tord, saigne à flot, ses dents se retrouvent par terre. Ses mains, forment un drôle d'angle. Okay Alban est en mode destruction.



    Le bar est devenu très calme. Les mecs reluquent ce qui se passe sans moufté puis trois d'entre eux s'invitent à la fête. Alban charge furax, une petite poupée de chiffon sur le dos, calé avec sa ceinture et celle d'Alban Bon, j'ai pigé, j'entre dans la danse et comble de bonheur pour moi, beau mec se joint à nous...oh la chance! Il me plaît.

    _Arthur! Beugle Alban on s'casse fissa la petite a du mal à respirer. _Compris bos. Beau mec entre alors dans une fureur égale à celle d'Alban. Je regarde médusé le ballet qu'ils m'offrent, j'en reste baba. Mon ancienne copine braille un :" visez ses couilles, il les a fragile". Super classe Monica, vraiment classe.



    Elle se prend une baffe monumentale du mec qui un instant auparavant, lui bouffait la glotte sa main fourrée dans sa culotte. Pour un peu j'applaudirai mais c'est pas mon truc, ok j'aime pas qu'on baffe les femmes...mais pour elle....je ferme les yeux. Deux gonzes l'empoigne avec sa copine reluqueuse puis disparaissent. Le gonze lui arrive en faisant craqués ses doigts le con, s'il s'imagine me faire peur...il va avoir une méga surprise.



     Il fonce sur moi, je le cueille d'un direct au plexus, il reste debout le souffle court. Je lui flanque de nouveau un coup puissant sur la nuque qu'il m'offre comme sur un plateau. Un ouf, un grognement, le mec est encore debout. Je reviens vers lui et je l'achève avec un coup chassé du pied là...y a plus personne. Avachie sur une table, le regard vitreux, je soulève sa gueule et lui assène une mandale digne d'un lutteur.




    _ça je lui crache, c'est pour tout à l'heure, on frappe pas les nanas même si elles le méritent. Tu t'enfonce ça dans le crâne mec! Une main se pose sur mon épaule. Je me tourne prêt à me défendre. Mon poing crispé, beau mec me sourit _"Ton pote s'est tirer, viens avec moi sinon t'es dans une merde totale". Je fais "ok" de la tête. Il me saisit et vlouff on disparaît.



    Bon là... je sais que beau mec est très différent de moi mais basque je m'en tape. Après une course qui nous a entraînée dehors, je vois une mustang noire qui nous fait de l'oeil._"Tu montes"? Oh que oui je monte. Nous voila dans cette merveille, il conduit super bien, super vite,ça me grise.
    à suivre.
    1577 mots, 8 juin 2020.
    « Le fils de son père...L'homme au crayon derrière l'oreille... »
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