• Révèlez-nous qui est la personne solitaire...

    qu'on trouve habituellement sur les plages. Cet être statufié, les bras croisés, face au large, attendant on ne sait quoi...
    Mille huit cent quatre-vingt sept, l'année de tous mes  maux.Je connaissais un vieux sculpteur, Jacques qu'il aimait que je l'appel. 


    âgé de quatre-vingt deux ans, toute sa tête, des mains en or...je lui avais comté mon histoire, ma haine, mon déboire, ma chute vers le désespoir, la dérive illusoire, puis...le réveil sombre, emplit d'une certaine violence.


    Il m'avait écouté, ses yeux de porcelaine laiteux me fixant avec me semblait-il, de la bienveillance, avec une petite nuance de tendresse. Mes errances m’emmenèrent vers  mon point de chute que plus jamais, je ne quittais.

    La sous le regard immense de l'océan, j'appris tout d'elle, j'écoutais les longs discours de ces marins ivres de l'envies de repartir. Ils ne savaient pas nagés et pour cause ( en cas de naufrage, la mort, venait plus vite disaient-ils. Quel courage.)



    Le matin de très bonne heure, ils sortaient la pêche n'attendait pas. Les longues barges, lourdes, peinaient pour sortir du port. Celui-ci venait à peine de sortir de terre et de granit brute...Brest n'a jamais était facile. Mon coeur les accompagnait. La journée état soit longue, soit courte,mais toujours pleine de tracas.
     


    Je n'en pouvais plus alors le soir lorsque les barges rentraient au port, les femmes, les enfants heureux (ses) lançaient des cris de joies. La prise enlevé, les marins après le nettoyage, pouvaient quitté la barge fiers d'être rentrés vivants.

    Moi! Moi j'attendais debout sur mon rocher, perdu dans mes tristes pensées,priant pour que la dernière barge revienne . La joie quant au loin, je voyais cette vieille barge, qui tanguait tant et tant que cela, me donnait presque le mal de mer.
     

    Mon envie de prendre la mer était si grand, la puissance de ce désir lancinant m'empêchait de dormir. Mon besoin de découvrir des contrées forts éloignées faisait de mes nuits le cauchemar de ma vie.
    J'ai grâce à des prêts parcouru les océans,pourtant, mon coeur toujours me ramène à Brest.


    Et là, je regarde maintenant les pêcheurs ...revenants à bout de forces, forçant comme ceux de naguère sur les rames amenant la lourde barge à quai.
    Les marins , étaient fébriles, fatigués, énervés, ils lançaient les filins...mais personne n'était là pour les aider. Moi!  Mais Moi,  je ne pouvais plus les aider...Jacques a fait de moi un souvenir, un être à part, un être qui veille jour et nuit...attendant avec patience, crainte, joie le retour de ces enfants de pays. 


    Pourquoi fit-il cela? Sa réponse me surprit et en même temps, elle me ravit?
    _Parce que tu es le seul à être revenu, le seul maintenant à les attendre matin et soir...Ils le savent et sont confiant quant au loin , ils voient ta haute silhouette, leur coeur bat plus fort, leurs membres engourdis par le froid, par la douleur des rames lourdes qu'il faut pourtant plongés dans l'eau sombre d'une mer agitée, rejetant l'homme et sa violation de son ventre.


     Ces hommes qui prennent ses enfants, la rende triste, coléreuse et souvent , elle hurle, frappe, retient, relâche ses forces afin qu'ils viennent en elle puis, elle se calme ayant eu son content de vie. La mer n'est pas tendre, elle est  même l'esprit de l'eau le plus fort qu'il soit. Misérable sois-tu, toi qui te crois plus fort qu'elle, elle te le fera payer.


     Je le sais pour l'avoir vécu, la mer ne se laisse pas dépouillée sans se battre furieusement. Depuis que Jacques a fait de moi ce que je suis, je connais ses rages et sa force. Souvent elle me fouette de ses lames glacées me passant largement par-dessus la tête. Il a fallut me déplacé afin qu'elle ne batte plus contre moi, trop forte.


    Oui, je vous regarde perché sur mon socle de granit mais surtout, je regarde la mer droit devant et je pleure quand les hommes sont dit " perdus en mer" que de femmes, que d'enfants ce sont tenus tout contre moi répétant sans cesse les mêmes paroles..." dieu puissant, vierge Marie ramènes-moi mon époux, mon frère, mon enfant".


    Si j'étais encore vivant, je hurlerais de peine tant je le vis avec tous ceux qui courageux brave l'océan. Je reste tel un  vigile, j'attends le retour de mes enfants.
    y-l.

    Sur une idée de Pascal Perrat.
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